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Fonctions

  • Doctorant au CRESAT– EA 3436, Université de Haute-Alsace.

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  • 2013 – 2016 : Doctorat Sciences de l’information et de la communication (Université de Haute-Alsace – Mulhouse)

Titre de thèse :

« Diffusion et perception du Nouveau Cinéma japonais des années 1960 et 1970 en France. La visibilité de l’œuvre de Kiju Yoshida au sein de la sphère médiatique et de l’industrie cinématographique française ».

  • 2011 – 2013 : Master Arts du Spectacle, Études Cinématographiques (Faculté des Arts – Strasbourg)

Titre de mémoire :

« Kiju Yoshida, itinéraire d’un cinéaste de l’anti-cinéma. De ses débuts à la Shochiku (1960) jusqu’au tournant politique d’Eros + Massacre (1969) »

Activités de recherche

Thèse de Doctorat

2ème année de doctorat sous la direction d´Olivier Thévenin, Professeur en SIC à l’UHA, et de Benjamin Thomas, Maître de Conférence en Études Cinématographiques à l’UDS.

Sujet :  « Distribution et perception du cinéma japonais “indépendant” des années 1960 et 1970 en France : Étude de la visibilité de l’œuvre de Kijū Yoshida au sein de la sphère médiatique et de l’industrie cinématographique française. »

Contexte et émergence de la recherche

Dans le prolongement du mémoire de Master en Études cinématographiques intitulé « Kiju Yoshida, itinéraire d’un cinéaste de l’anti-cinéma » – qui abordait essentiellement des questions d’ordres esthétiques et historiques sur l’œuvre du cinéaste – ce projet de thèse a vocation à élargir le champ de réflexion en y intégrant les Sciences de l’information et de la communication. Fort de ce nouvel appareillage théorique, ce travail aspire à développer des questionnements autour d’enjeux liés à la distribution et à la perception en France du cinéma japonais indépendant des années 1960/70, dont Kiju Yoshida est l’une des figures majeures.

Ce travail de recherche part d’un constat, celui de l’existence d’un fort écart de visibilité du cinéma japonais indépendant en France entre 1960 et aujourd’hui. À l’origine de ce phénomène se trouvent les modes de distribution, dont l’évolution s‘avère primordiale. À l’époque, les films des cinéastes japonais indépendants étaient majoritairement distribués au sein de l’industrie française par le biais de festivals tels La Quinzaine des réalisateurs à Cannes ou de rétrospectives ponctuelles dans des institutions spécialisées comme La Cinémathèque française. Il en résultait à l’époque une exposition moindre de ce cinéma, dont l’audience se limitait à un cercle d’agents professionnels et de cinéphiles avertis plutôt restreint.

Récemment, avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, le cinéma japonais de cette période connaît un regain de visibilité et d’intérêt auprès des publics. C’est le cas de Kiju Yoshida par exemple, qui en 2008 a été mis en avant par une rétrospective intégrale organisée au Centre Pompidou à Paris, associée à la sortie de ses œuvres complètes en DVD/VOD par l’éditeur Carlotta-Films.

D’illustre inconnu, Kiju Yoshida est alors passé au statut de figure majeure du cinéma japonais indépendant, et ce, grâce à un travail d’éditorialisation effectué tout autour de son œuvre, désormais accessible à tous. Ce sont ces nouvelles manières d’accéder et d’appréhender le cinéma grâce aux possibilités offertes par internet et le numérique que ce travail de thèse souhaite analyser.

Question de la recherche

L’enjeu de cette thèse est de réussir à déterminer comment le dispositif d’exportation des films japonais indépendants a évolué, passant d’un réseau très restreint d’agents professionnels travaillant dans une logique de distribution traditionnelle (avec des films circulant verticalement de manière descendante, des professionnels vers le public) ; à une offre atomisée, de stratégie de niche, où désormais chaque spectateur peut établir sa propre programmation grâce à l’immense catalogue dématérialisé auquel il a accès, dans une logique d’un usage ascendant des contenus.

Dans cette perspective, les recherches devront tout d’abord porter sur les acteurs œuvrant à la circulation de ces contenus culturels. À savoir, quels agents ont été en charge de la visibilité du cinéma japonais lors de la première période dite de festivals et rétrospectives, et lesquels ont pris le relais lors du basculement vers la seconde du numérique avec les DVD/VOD ?

Ensuite il faudra s’intéresser aux mécanismes à l’œuvre  actuellement, quelles sont leurs influences en termes de visibilité et de circulation médiatique vis-à-vis des films et cinéastes concernés ?

Enfin, seront soulevés les nouveaux enjeux liés à cette évolution de la distribution pour les professionnels – en termes de communication, d’image de marque, de reconnaissance des œuvres et des éditeurs ; et en termes d’offre pour les publics – quels sont les outils innovants qui permettent de s’y retrouver et s’avèrent symboliques des usages inédits de la nouvelle cinéphilie à l’heure d’internet/du numérique ?

  Démarche

Cette étude se caractérise par une démarche transdisciplinaire dans son approche des industries culturelles et de leurs productions. Les travaux qui y sont menés croisent l’histoire des formes artistiques, les approches des sciences de l’information et de la communication et la sociologie du cinéma. L’axe d’observation pourrait être défini comme allant de la production des objets à leur interprétation et consiste à considérer les processus interprétatifs qui prennent source dans des configurations socio‐politiques et situations communicationnelles singulières, afin de retracer une généalogie des objets symboliques produits par les industries culturelles. Cette approche pragmatique s’accompagne d’une étude interne des objets (études cinématographiques), comme d’une analyse socio‐économique de leurs contextes de production.

C’est donc par le moyen d’une analyse inspirée de la sociologie de la communication et de l’économie des médias que cette thèse envisage d’analyser les innovations des producteurs de contenus et les formes de diffusion. Les divers dispositifs informent en effet sur le rapport qui, à tel ou tel moment de l’histoire des sociétés, se forge entre groupes et individus, ainsi que sur la construction des systèmes de représentations. L’analyse de l’expérience des productions impliquera enfin que la thèse s’intéresse au système complexe des interactions humaines et matérielles en s’inscrivant dans un système de médiations.

Principaux thèmes de recherche

  • Sciences de l´information et de la communication ;
  • Études cinématographiques ;
  • Industries culturelles ;
  • Médias ;
  • Médiations et circulation des savoirs ;
  • Sociologie de l’art, de la culture et des pratiques culturelles ;
  • Transmissions et usages du numérique.

Enseignements

  • 2014 – 2016 : Moniteur, Département Information et communication (Université de Haute-Alsace – Mulhouse)

Intitulé des enseignements :

  • Communication et multimédia (Licence 3) : « Audiovisuel, numérique et Web : Diffusion et perception du cinéma sur Internet » ; « Audiences et publics : Méthodologie de l’enquête quanti-qualitative » ; « Histoire du cinéma : Introduction au cinéma expérimental »
  • Communication et édition numérique (Master 1) : « Projet tuteuré : Gestion de projet crossmédia »
  • Management de projets des médias numériques (Master 2) : « Audiences et publics : Gestion de projet d’enquête »

Articles

  • « Vodkaster, mutations d’un réseau social cinéphile » (en collaboration avec Olivier Thévenin, Professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
  • Jean-Paul Aubert, Christel Taillibert (dir.), L’économie de la cinéphilie contemporaine, Cahiers de Champs Visuels n° 14/15, Paris : L’Harmattan (à paraître)

Communications (colloque, congrès, journées d’étude, Séminaire)

  • « Cinéphiles en ligne et plateformes numériques : l’exemple de CinéLounge.org»
  • Réseaux sociaux numériques (RSN), bénévolat et lien social – 8ème Université européenne du volontariat (UEV) – Université de Strasbourg – 05-08 octobre 2016
  • « La production en « série » dans le cinéma japonais des années 1960, entre standardisation et renouvellement»
  • Images pour/suite : remake, franchise, filiation – 10ème Congrès de l’Association des Enseignants Chercheurs en Cinéma et Audiovisuel (AFECCAV) – Université Bordeaux Montaigne – 06-08 juillet 2016
  • « Pratiques numériques d’une cinéphilie en partage : imaginaires du commun de KaraGarga à Dérives.tv» (en collaboration avec Raphaël Szöllösy, doctorant de l’Université de Strasbourg)
  • Utopies de la gratuité – Groupe de recherche de la Faculté des Arts – Université de Strasbourg – 23 juin 2016
  • « Distribution et perception du Nouveau Cinéma japonais des années 1960 et 1970 en France. Ce que nous apprennent les archives du fonds Hiroko Govaers de la Cinémathèque française sur la circulation des copies de film de cette période »
  • Rencontres Kinétraces (association internationale et interdisciplinaire de recherche sur le patrimoine cinématographique) – Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3) – 17 juin 2016
  • « Sites cinéphiles, services de vidéo à la demande et nouveaux supports : pour une redéfinition du rapport au temps du spectateur de cinéma »
  • Temps, temporalités et information-communication – 20ème Congrès de la Société française des sciences de l’information et de la communication (SFSIC) – Université de Metz – 08-10 juin 2016
  • « Des archives du fonds Hiroko Govaers aux réseaux cinéphiles en ligne. Enjeux de la circulation et de la visibilité du Nouveau Cinéma japonais des années 1960 à aujourd’hui »
  • Journée Doctorale du CRESAT – Université de Haute-Alsace – 09 décembre 2015
  • « De l’hermétisme à la reconnaissance, le rôle des moyens de diffusion dans l’évolution de la visibilité du Nouveau Cinéma japonais des années 1960/70 : L’exemple d’Eros + Massacre de Kiju Yoshida »
  • Journée Doctorale de l’AFECCAV – Université Paris 8 – 11 septembre 2015
  • « De la mobilité des copies au mouvement des films, réseaux et enjeux de la distribution du Nouveau Cinéma japonais des années 1960 et 1970 en France »
  • Mobilité/Mouvement – Journées doctorales de l’UHA – Université de Haute-Alsace – 28-29 mai 2015
  • « Distribution et perception du cinéma japonais « indépendant » des années 1960 et 1970 en France. La visibilité de l’œuvre de Kiju Yoshida au sein de la sphère médiatique et de l’industrie cinématographique française »
  • Faire de la recherche fondamentale et/ou appliquée. Session scientifique jeunes chercheurs : Présentation de poster Colloque Culture et médias numériques à l’ère de la diversité – Université de Haute-Alsace – 03-05 décembre 2014
  • « Du processus de libération de l’anti-mélodrame à l’émancipation d’Eros + Massacre, Kiju Yoshida éprouve les émotions du cinéma japonais des années 1960-1970 »
  • Penser les émotions – 9ème Congrès de l’AFECCAV – Université de Lyon – 03-05 juillet 2014

Enquêtes

  • 2015 : Enquête – Rétrospective Nagisa Oshima
  • Direction scientifique et réalisation de l’étude (conception du questionnaire, diffusion et collecte, gestion des données, analyse des résultats) – Cinémathèque française (Paris) – 04 mars-02 mai 2015
  • 2015 : Enquête – Sm@rt FIPA
  • Chargé d’étude (conception, diffusion et collecte) sous la direction d’Olivier Thévenin – Festival International de Programmes Audiovisuels (Biarritz) – 20-25 janvier 2015
  • 2014 : Enquête – Reprise de la Quinzaine des Réalisateurs
  • Chargé d’étude (conception, diffusion et collecte) sous la direction d’Olivier Thévenin – Forum des Images (Paris) – 28 mai-07 juin 2014

Rencontres, Evénements

  • 2015 : 10ème Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient
  • Rencontre et discussion avec le cinéaste Tariq Teguia (en collaboration avec Raphaël Szöllosy)
  • 2013 : 5ème Festival de Films Coréens de Strasbourg
  • Rencontre et discussion avec les cinéastes Jeon Soo-Il et Kang Je-Kyu (en collaboration avec Raphaël Szöllosy)