fiesenger

Fonctions

Chercheur associé au CRESAT – UR 3436, Université de Haute-Alsace.

  • Responsable du Service Partenariat et Valorisation, CNRS Délégation Alsace.
  • Membre du Conseil scientifique d’une exposition itinérante sur le patrimoine industriel, « Secrets de fabriques » (2016-2019), conçue par la Nef des sciences (Mulhouse).
  • Associée au projet “RegioMineralia” sur la valorisation du patrimoine minier dans le Rhin Supérieur, soutenu par le programme Interreg V (2016-2019), réunissant huit partenaires franco-allemands.
  • Associée au programme européen FORCOPAR, projet de plateforme de formation numérique, soutenue par l’Union européenne dans le cadre du programme Leonardo (2012-2013), réunissant huit pays européens.

Contacts

Formations

  • Doctorat en Épistémologie et Histoire des sciences et des techniques. « La conservation du patrimoine de l’industrie textile en Alsace entre matérialité, immatérialité et virtualité : quels enjeux ? quelles trajectoires ?» sous la direction des Professeurs Pierre Fluck et Nicolas Stoskopf, Université de Haute-Alsace.
  • D.E.A. Sciences de l’Information et de la Communication. Université de Lorraine – Institut Européen du Cinéma et de l’Audiovisuel de Nancy.
  • Licence et Master « Conception et mise en œuvre de projets culturels », Université de Lorraine.

Activités de recherche

Thèse de Doctorat

Conservation matérielle, immatérielle ou virtuelle du patrimoine textile en  Alsace : quel avenir ? (dir : Pierre Fluck et Nicolas Stoskopf).

L’Alsace a été profondément marquée par l’industrie textile. Depuis près de deux siècles, cet héritage se compose, se transmet puis se démantèle avec les taux de croissance structurels et conjoncturels de l’économie et les crises industrielles. Puis, il se recompose de manières arbitraire, hasardeuse, voire opportune (au-delà de la rationalité plus ou moins assurée de stratégie(s) à court terme), pour former de ce fait un paysage culturel, scientifique, technique et industriel unique à chaque instant.

Il est alors tout à fait légitime de se demander comment mettre en mémoire l’évolution de ce tissu industriel dans toute sa complexité ? Trois modes de conservation sont potentiellement exploitables : matérielle (concept de la rétro-présence à la néo-présence), immatérielle (concept de mémo-rétroconstruction) et virtuelle (concept d’aréel, favorisant clairement la prise de position sur des contenus matériels et immatériels à sauvegarder). Même si toutes ces possibilités coexistent, un problème reste entier : quelle trajectoire se dessine pour la conservation du patrimoine de l’industrie textile en Alsace ? La littérature sur la conservation du patrimoine industriel tend à délaisser les relations d’interdépendances existantes entre ces trois modes de conservation. Le peu de résultats disponibles ne permet pas d’apprécier ce que pourrait nous apporter une bonne gestion de ces trois modes de conservation combinés.

Ce travail de recherche s’est donné comme objectif de proposer des schémas possibles pour définir un nouveau modèle de conservation, basé sur l’exemple du patrimoine industriel textile en Alsace.

La première partie de cette étude explique les processus qui ont permis le passage de l’industrie textile en Alsace au statut de patrimoine. Des choix guidés par des pouvoirs discrétionnaires, des logiques de conservation opposables, une discontinuité de ligne de conduite sur des courtes et longues périodes, des réoccupations parfois plus électoralistes que scientifiques, des désengagements d’hommes de responsabilités ou encore le manque de cohérence entre les acteurs ou les institutions… ont orienté la stratégie de la politique de conservation d’une région. Quel état des lieux peut-on dresser aujourd’hui grâce aux sources historiques ? Quels enjeux se profilent à court, moyen et long terme ?

La seconde partie pose les mêmes questions, mais cette fois-ci en recherchant les réponses par l’exploitation exclusive de sources médiatiques. Elle interroge la pertinence des processus actuels de conservation du patrimoine de l’industrie textile, qu’ils soient matériel, immatériel ou virtuel avec un regard complémentaire à la première partie de cette étude, celui des journalistes, de la représentation publique et politique. Les sciences de l’information et de la communication apportent-elles de nouveaux horizons à la conservation de patrimoine ? Oui, mais pas seulement. Elles ne se limitent pas au rôle d’outils, mais nous verrons comment elles ont un rôle déterminant dans la reconstruction un patrimoine : elles se mettent collectivement en mouvement avec la société pour la définir, en exploitant tous les sens accumulés dans les sèmes liés au patrimoine industriel textile. Elles reconstituent ainsi une référence collective et formulent des hypothèses de transformation, d’adaptation et de projections futures. Nous verrons alors s’il est envisageable de leur réserver un rôle dans la conservation du patrimoine.

La troisième partie met en évidence des convergences et les divergences des trois modes de conservation. Elle propose des solutions concrètes pour l’Alsace, puis des concepts transposables pour ouvrir ces nouveaux processus de conservation vers d’autres régions françaises ou pourquoi pas vers d’autres thématiques.

Activités professionnelles

  • Montage de projets : étude de faisabilité, recherche de partenaires, montage financier, rédaction puis suivi de projets
  • Développement d’une section veille des appels à projets et détection d’opportunités de financement ;
  •  Implication forte dans des réseaux professionnels liés au secteur économique d’Alsace (CCI, pôles de compétitivité, industriels…), mais également à la culture scientifique, technique et industrielle, l’enseignement supérieur, la recherche publique ou privée et la valorisation.
  • Mise en place et animation de plans de formation pour les enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants de l’enseignement supérieur (instruments de financement, Horizon 2020, gestion de projets, communication interpersonnelle…).
  • Expertise en communication scientifique : Interface entre la communauté scientifique, le grand public, les scolaires et les étudiants ; Élaboration de plans de communication ; Responsable de rédaction pour des produits éditoriaux imprimés et numériques.