CUMEN2018 – Cultures des médias numériques

CUMEN2018 – Cultures des médias numériques

Activités, Colloques et journées d'études
CUMEN

Colloque – 5-7 décembre 2018

CUMEN2018 – Cultures des médias numériques

Le prochain colloque international « CUMEN2018 – Cultures des médias numériques » se tiendra du 5 au 7 décembre 2018 à la Fonderie. Cette manifestation dont vous trouverez le programme en pièce jointe est organisée par les chercheurs du CRESAT et du département information-communication de la FSESJ. Elle accueillera une trentaine de collègues issues de sept disciplines, huit pays, quinze universités et dix-neuf laboratoires et instituts.

Suite à la première édition, en 2014, cet événement international revient à la Fonderie et s’ouvre cette année au grand public. Il s’inscrit dans un contexte sociétal majeur: la place importante des médias numériques dans notre vie et la diversité de leurs usages. De nombreux sujets seront abordés et discutés: la place des robots dans notre société, les Fake news, les incivilités sur les réseaux sociaux, la crise de confiance des médias, le populisme, la régulation des données personnelles, les industries culturelles, l’amitié sur les réseaux sociaux ou encore l’éducation aux médias.

Plus de vingt-cinq conférences seront présentées.  Ateliers, conférences et tables rondes dynamiseront le débat tout au long de ces trois jours.
Également au programme, des rencontres avec les principaux acteurs du numérique à Mulhouse comme l’Ecole de E-sport Power House Gaming ou encore le FabLab TechniStub.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : http://cumen.info et consultez le programme ci-dessous.

Date et lieu

Du mercredi 5 décembre à 13:00 au vendredi 7 décembre à 13:00

Université de Haute-Alsace – Campus Fonderie

Amphithéâtres 1 & 2

16 rue de la Fonderie

68100 Mulhouse

Plan

Colloque : quel avenir pour un territoire post-nucléaire ?

Colloque : quel avenir pour un territoire post-nucléaire ?

Colloques et journées d'études
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Colloque – 12 novembre 2018

Quel avenir pour un territoire post-nucléaire ?

Résumé

Prévue pour le quatrième trimestre 2019, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ajoutera les 2 réacteurs alsaciens aux 115 déjà à l’arrêt ailleurs dans le monde, et qui attendent d’être démantelés. Si les débats médiatiques et les échanges académiques se sont focalisés sur les aspects techniques et économiques du démantèlement, la réflexion sur les conséquences pour les territoires reste encore limitée. Alors que les centrales ont structuré et organisé la vie sociale, culturelle et économique de leurs voisinages, il est impératif d’inclure à la réflexion sur le devenir des infrastructures et de leurs employés, celle sur le sort du territoire dans lequel elles s’insèrent. Le foisonnement actuel des propositions pour l’avenir de Fessenheim et leur absence apparente de coordination, incite à prendre du recul. En effet, Fessenheim n’est pas la première centrale dont on envisage la fermeture et la France n’est pas le seul pays confronté à cette problématique. Il est essentiel de considérer sans tarder les expériences d’autres sites et d’autre pays pour envisager les différents avenirs possibles d’un territoire post-nucléaire.

L’objectif de cette journée d’étude est de rassembler des chercheurs de plusieurs disciplines pour partager les connaissances et explorer les chemins de développement qui, en France et ailleurs, s’offrent aux territoires après la fermeture d’une centrale nucléaire. En tirant les enseignements des expériences de plusieurs pays européens, il s’agira de réfléchir, notamment, aux potentielles valorisations patrimoniales et touristiques de l’histoire locale du nucléaire.

Pour plus de détails, consultez le programme ci-dessous et le résumé scientifique.

Inscription obligatoire avant le 5 novembre 2018

Date et lieu

Lundi 12 novembre – 10:00

Chambre de commerce et d’industrie  Sud Alsace Mulhouse

8, rue du 17 novembre

68100 Mulhouse

Colloque – 8e JHI : Les industries aux colonies, les indigènes en industrie (XVIIIe-XXe siècles)

Colloque – 8e JHI : Les industries aux colonies, les indigènes en industrie (XVIIIe-XXe siècles)

Colloques et journées d'études
téléchargement

Colloque – 8 & 9 novembre 2018

8e JOURNÉES D’HISTOIRE INDUSTRIELLE

Les industries aux colonies, les indigènes en industrie (XVIIIe-XXe siècles)

Le Centre de recherche sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT, EA 3436) de l’Université de Haute-Alsace (UHA) et l’axe de recherche transverse RECITS (Recherches et Etudes sur le Changement Industriel, Technologique et Sociétal) de l’UMR FEMTO-ST (6174), UTBM, ComUE UBFC ont choisi de consacrer les huitièmes Journées d’Histoire Industrielle à la thématique des industries aux colonies et des indigènes en industrie.

Retrouvez le programme ci-dessous ou téléchargez-le ici

Date et lieu

Jeudi 8 novembre 2018

UTBM – Sévenans

Rue de Leupe, 90400 Sevenans

Vendredi 9 novembre 2018

Campus Fonderie, UHA – Mulhouse

16 rue de la Fonderie, 68100 Mulhouse

Appel à communications – 8e Journées d’Histoire industrielle

Appel à communications – 8e Journées d’Histoire industrielle

Colloques et journées d'études

Appel à communications

8e Journées d’Histoire industrielle : « Les industries aux colonies, les indigènes dans l’industrie »

Colloque – 8 et 9 novembre 2018, UHA (campus Fonderie) et UTBM (campus de Sevenans)

Colloque organisé par l’Université de Haute Alsace et l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard –UBFC

Les rapports entre industrialisation et colonisation, et plus largement entre le fait colonial et le fait industriel, ont fait, parmi les économistes et les historiens, l’objet de débats majeurs qui ne sont pas encore tous tranchés. Trois types de questions semblent se dégager : tout d’abord, à suivre l’historiographie marxiste, les colonies américaines auraient été déterminantes pour amorcer l’industrialisation du Royaume-Uni ; ensuite et inversement, selon Daniel Headrick notamment, l’industrialisation de l’Occident aurait permis aux Européens de dominer le reste du monde au XIXe siècle. Enfin, concernant cette fois la fin de l’expérience coloniale, les colonies apparaissent, pour Jacques Marseille et d’autres, comme un frein à la modernisation de l’économie en général et de l’industrie métropolitaine en particulier.

Mais au-delà de ces débats classiques et encore d’actualité, la question de l’industrialisation des colonies en elles-mêmes a relativement peu retenu l’attention des historiens et économistes. Il était en effet entendu, que, dans le cadre des échanges inégaux, l’économie des colonies se caractérisait par une forte spécialisation (des indigènes, au sens légal du terme, à l’instar du terme esclave en Amérique) dans le secteur primaire et par une hypertrophie du secteur tertiaire (pour les colons), mais d’industrie point ou très peu, sauf notamment dans le secteur extractif, l’agro-alimentaire ou la construction des grandes infrastructures de l’économie coloniale ou d’intérêt stratégique… et mise à part l’exception du secteur textile indien. Dans des circonstances exceptionnelles, il arrivait toutefois que cette évidence fût remise en cause, suivant d’ailleurs des considérations extra-économiques : réflexions stratégiques sur la mise en valeur des colonies à la fin de la Grande Guerre (Sarraut), sur l’industrialisation des colonies à marche forcée au début de la Seconde Guerre mondiale, ou encore nécessité politique de tenir les promesses de développement arrachées à la fin de ce conflit, alors que les indépendances se profilaient à l’horizon (création du FIDES). « Les industries aux colonies » apparaissent donc en temps de paix comme un oxymore aux yeux des acteurs historiques : rares sont les entrepreneurs, tel Paul Bernard, qui militent pour une industrialisation des colonies. Mais l’oxymore est aussi historien, comme en témoigne le fait qu’ « industrialisation » constitue le mot le plus « out » dans les articles publiés sur le phénomène colonial selon Frederick Cooper (2005), à l’opposé des mots « in » comme « identité ». Il est donc proposé d’explorer davantage la présence des industries dans les colonies françaises ou étrangères, qu’elles soient d’origines locales ou européennes, précoloniales ou coloniales, ainsi que la chronologie de leur apparition et disparition, et les causes (douanières, législatives, technologiques, stratégiques, politiques etc.) de ces phénomènes, notamment à l’échelle locale, sans s’interdire d’analyser à l’échelle plus globale l’attitude fluctuante de l’Etat, des partis politiques, du patronat ou des syndicats face à la question de l’industrialisation des colonies. Les acteurs directs de cette industrialisation pourront aussi être interrogés : entrepreneurs et main-d’œuvre, qu’elle soit civile ou militaire, volontaire ou forcée, masculine ou beaucoup plus rarement féminine, ingénieurs et techniciens, souvent à l’origine d’innovations audacieuses dans les grands chantiers de travaux publics coloniaux, que ce soit dans la phase de mise en valeur initiale ou durant l’âge d’or de l’entre-deux-guerres (Dominique Barjot).

« Industrie aux colonies » et, inversement, dans une perspective impériale, présence indigène dans l’industrie métropolitaine : si, croit-on alors, le Plan de Constantine constitue une réponse à la crise malthusienne et au-delà politique qui menace l’Algérie française, le « problème » démographique algérien trouve surtout un début de réponse avec l’immigration croissante de la population masculine dans les usines de la métropole. Depuis quelques années, la contribution de la main-d’œuvre indigène à l’économie de la métropole a fait l’objet d’un regain d’intérêt de la part d’une jeune génération de chercheuses et chercheurs. Ouvriers indochinois de la Grande Guerre (16% des ouvriers civils des usines d’armement français sont indigènes en 1914-1918) ou main-d’œuvre algérienne des bidonvilles parisiens des Trente Glorieuses nous sont désormais mieux connus, mais ce champ de recherche ouvert depuis peu mérite encore d’être exploré : le Dictionnaire de la colonisation française de Claude Liauzu ne comporte pas d’entrée « ouvrier ». Conditions de vie et de travail, gestion coloniale de la main-d’œuvre, trajectoires personnelles, et cycles de vie, percée des premiers cadres indigènes, etc. pourront ainsi être évoqués.

Téléchargez l’appel à communications en PDF

Calendrier et modalités pratiques

Merci d’adresser vos propositions de communication (titre, résumé d’une page maximum, courte présentation biographique) à regis.boulat@uha.fr et laurent.heyberger@utbm.fr avant le 26 février 2018. La sélection des communications sera indiquée aux proposants au plus tard le 12 mars. Les communications durant les JHI dureront 30 mn, questions comprises.

Organisateurs

Régis Boulat (UHA) et Laurent Heyberger (UTBM-UBFC).

Comité scientifique

  • Régis Boulat, UHA
  • Jean-Claude Daumas, Université de Franche-Comté-UBFC
  • Aziza Gril-Mariotte, UHA
  • Michel Hau, Université de Strasbourg
  • Laurent Heyberger, UTBM-UBFC
  • Pierre Lamard, UTBM-UBFC
  • Nicolas Stoskopf, UHA
  • Laurent Tissot, Université de Neuchâtel
Journée d’études « Techniques et alimentation en temps de guerre » – 30/11/2017

Journée d’études « Techniques et alimentation en temps de guerre » – 30/11/2017

Colloques et journées d'études
Food Will Win the War, US Food Administration, ca. 1917. (Gilder Lehrman Collection)
Food Will Win the War, US Food Administration, ca. 1917. (Gilder Lehrman Collection)

30 novembre 2017 – Journée d’étude

Techniques et alimentation en temps de guerre

Campus Fonderie, UHA, Mulhouse

Programme

 

9h : Accueil – Introduction

9h20 : Le pain de munition, « nerf de la guerre », des armées françaises (1588-1814).
Hugues MARQUIS : docteur en histoire, professeur agrégé à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) – Université de Poitiers

9h50 : Une approche diachronique des politiques alimentaires en Belgique occupée (1914-1918 & 1940-1944).
Luis Angel BERNARDO Y GARCIA : chef de travaux, Archives générales du royaume de Belgique

Pause

10h40 : Guerre contre les maladies et conditionnement des médicaments par les apothicaires sous l’Ancien Régime.
Bruno MAES : maître de conférences (habilité à diriger des recherches) en histoire moderne, Université de Nancy – Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire (CRULH)

11h10 : La bataille du sucre ou la défaite méconnue de Napoléon Ier : l’échec d’une planification technico-administrative.
Ludovic LALOUX : maître de conférences (habilité à diriger des recherches) en histoire contemporaine, Université de Bordeaux – CRESAT

11h40 : Les documents réglementaires organisant la répartition alimentaire dans les camps de prisonniers en Union soviétique (1939-1956).
Gaël MOULLEC : chargé de communication, Académie des sciences

12h20 : Fin des travaux de la matinée

14h : La question de l’alimentation des mineurs dans les charbonnages liégeois durant la Première Guerre mondiale.
Arnaud PÉTERS : chercheur au Centre d’histoire des sciences et des techniques (CHST) de l’Université de Liège

14h30 : Les interdits religieux dans les rations militaires : rations halal et casher dans les armées française et américaine, étude comparée.
Vincent MORINIAUX : maître de conférences en géographie, Université de Paris IV

15h10 : Aspects techniques de la guerre économique sur les marchés financiers entre grands et petits producteurs de l’agroalimentaire.
Vagner OCNER FILHO : Université pontificale catholique – São Paulo, Brésil

15h50 : Mot de clôture des travaux

Argumentaire

 

À l’issue de la bataille de Marengo (1800), Dunand, cuisinier de Napoléon Bonaparte, sert à ce dernier une sauce inédite, fruit des circonstances de l’heure, qui rehausse un plat de poulet et d’écrevisses. Par delà l’anecdote qui témoigne d’une recette aux aspects techniques qui relèvent plutôt de l’utilisation de ressources disponibles sous la main, l’alimentation en période de guerre s’avère souvent difficile, à la fois pour les populations civiles et les combattants, aussi bien sur le plan nutritionnel qu’en raison des restrictions du volume de denrées disponibles. Sur le plan technique, comment est-il possible d’apporter des améliorations pour donner à manger correctement au plus grand nombre de personnes alors que les conditions du moment constituent autant d’entraves ? Lors des conflits contemporains, voient le jour des initiatives techniques novatrices ou de nature à s’inspirer de pratiques anciennes afin d’augmenter les volumes de productions agricoles ou d’adapter des recettes face à la pénurie et aux restrictions, de veiller à un conditionnement plus particulièrement adapté à la conservation des produits et des mets ainsi que, enfin, de mettre en place les transports les plus adéquats afin de permettre de nourrir au mieux le plus grand nombre de personnes tout en cherchant à garantir la sécurité de la chaîne alimentaire.

Productions alimentaires, recettes et cuisine

Des techniques de forçage dans les potagers, en passant par une translation de cultures comme la betterave à sucre lors de la Grande Guerre en dehors des zones de combats avec les transformations de l’outillage inhérentes à un tel changement jusqu’aux modifications de machines  qui  en  découlent  pour  l’industrie  agroalimentaire,  le  secteur  de  la  production connaît des bouleversements techniques dans la vie quotidienne agricole. Le fait de chercher à produire davantage avec moins de bras en raison des réquisitions de main d’œuvre pour la conscription  ou  pour  être  au  service  de  l’occupant  entraîne  des  répercussions  dans l’agriculture. Des cultures, comme celles du rutabaga et du topinambour, connaissent un regain d’intérêt au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

Ces différents changements affectent la vie quotidienne des civils, au point que des livres de cuisine (Hélène DELAGE, Ginette MATHIOT, Je sais cuisiner) offrent des recettes de temps de guerre ou de pénurie pour pallier aux difficultés de préparer des repas. De leur côté, les militaires connaissent la cantine mais aussi la roulante ou popote, ainsi que le ragoût, le singe, la musette, la gnôle, le jus et bien d’autres appellations ou réalités nouvelles. Par delà ces nouveautés, dans quelle mesure de nouvelles techniques de production voient réellement le jour et s’imposent durablement ? Sur le plan agroalimentaire, les conflits conduisent-ils à des changements durables et profonds dans les modes de production agricole ?

Conditionnement et conservation

Dès 1806, l’Armée impériale s’approvisionne en conserves de Nicolas Appert. Depuis lors, les conserves de petits pois, de sardines à l’huile (Clair Fredj et Jean-Christophe Fichou, 2010) ou encore les boîtes de corneed-beef et les boîtes de ration de combat concourent à nourrir les militaires en opération. Dans son Grand dictionnaire de cuisine (1873), Alexandre Dumas se montrait élogieux à l’égard des moyens de conserver les aliments : « Les conserves sont une grande et précieuse ressource pour la marine et l’armée, ainsi que pour l’économie domestique. » L’importante consommation de sucre en 1915, la deuxième année de plus grande consommation à l’époque après 1913, s’explique par l’utilisation du sucre pour assurer la conservation des fruits. Plus récemment, à la fin du XXe siècle, la cuisine lors de la guerre en ex-Yougoslavie montre des soldats de l’ONU où la cuisine française se distingue, en particulier pour la fabrication du pain, illustrant le fait que l’ère des boîtes de ration présente ses limites. Outre les conserves, quels sont les autres moyens privilégiés pour consommer des produits frais des semaines ou des mois plus tard ? La question se pose également pour le poisson ou la viande. Les guerres conduisent-elles à des changements, des adaptations ou des transformations  des  procédés  de  conservation  mis  au  point ?  Comment  s’organise  le ravitaillement non seulement sur le plan alimentaire mais aussi pour les liquides consommés, en particulier l’eau ? Les conflits armés contribuent-ils à de grands changements techniques pour l’alimentation des populations ?

Transports et distribution

Le transport des denrées n’est évidemment pas le même en période de paix et en temps de guerre. L’acheminement du rata en première ligne aux soldats des tranchées de la Grande Guerre, la distribution de vivres aux populations civiles des territoires envahis lors de ce conflit ou encore le trajet effectué à travers l’Atlantique de viandes d’Argentine ou des États- Unis, de sucre de canne ou d’autres vivres du continent américain ne se posent pas dans les mêmes termes de 1914 à 1918 que dans les années précédentes. Au cours de la Grande Guerre, l’abattage de bêtes non loin du réseau des tranchées nécessite la mise en place d’installations spécifiques. À l’évidence, périodes de temps de paix et de guerre ne se superposent pas.

Par ailleurs, lors des conflits, se posent de multiples problèmes, aussi bien à propos de la vente des produits, de leur acheminement sur les lieux de consommation, de la mise en place de tickets de rationnement pour gérer la pénurie ambiante, de la situation plus particulièrement délicate des prisonniers de guerre, des personnes déplacées ou internées. La gestion de la pénurie par les États s’appuie sur une vaste propagande (affiches journaux magazines…). L’un des meilleurs exemples est la US Food administration créée en 1917 pour assurer le ravitaillement des troupes américaines et alliées, ainsi que celui de la population civile aux États-Unis et dans les pays alliés. La US Food administration assure la collecte de nourriture et gère la pénurie et le rationnement. Elle lance les meatless Mondays, le victory gardening par des campagnes d’affiches, des articles ou encore des cours (US School garden army) et promeut le slogan Food will win the war. Dans quelle mesure l’État parvient, ou non, à  organiser  un  nouveau  système  de  répartition  des  vivres ?  Comment  les  entreprises  se transforment-elles  et  participent-elles  aux  modifications  qui  marquent  la  société ?  Quels problèmes techniques et sanitaires doivent être résolus afin de répartir les denrées ? L’impact des nouveautés techniques demeure-t-il effectif lors du retour à la paix ?

Organisation

  • Ludovic LALOUX : maître de conférences HDR en histoire contemporaine, Université de Bordeaux, CRESAT.
  • Hugues MARQUIS : docteur en histoire, professeur agrégé, Université de Poitiers.
  • Gersende PIERNAS : Archives nationales du monde du travail (Roubaix).
  • Arnaud  PÉTERS :  Centre  d’histoire  des  sciences  et  des  techniques  (Université  de Liège).

 

Journée d’étude « Communication en organisation – Quel périmètre et quel statut pour une fonction hybride ? » – 11/12/2017

Journée d’étude « Communication en organisation – Quel périmètre et quel statut pour une fonction hybride ? » – 11/12/2017

Colloques et journées d'études

Affiche V1 11 décembre 2017 – Journée d’étude

Communication en organisation – Quel périmètre et quel statut pour une fonction hybride ?

Présentation

Cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre du projet BQR « Innovation transfrontalière et fonction communication » et plus globalement dans la continuité des travaux menés au sein du CRESAT autour des usages numériques. Ceux-ci ont déjà porté sur les usages liés aux données (Projets Traces 2013), les méthodes digitales (JE 2015), la mémoire (JE 2016), les usages des médias numériques (Projet CUMEN 2016-2017) et l’identité numérique (JE 2017).

Le projet BQR « Innovation transfrontalière et fonction communication » vise à questionner le rôle, effectif ou potentiel, de la fonction communication dans des organisations engagées dans une démarche de développement, que celui-ci passe par une volonté d’innover, ou par celle de s’insérer sur de nouveaux territoires à l’échelle internationale. La prise en compte des usages numériques par les professionnels de la communication, en tant que marqueur de leurs conceptions de la relation envers des acteurs internes et externes, représentera un point de départ pour cette journée d’échanges entre chercheurs et professionnels.

En 2013, au sein du premier numéro des Cahiers du Resiproc, Dany Baillargeon, Vincent Brulois, Catherine Coyette, Marc D. David, François Lambotte et Valérie Lépine, proposaient un retour détaillé sur les « Figures et les dynamiques » de la professionnalisation des communicants. Sur la base d’une étude menée auprès d’associations professionnelles de communicants en France et au Canada, il s’agissait alors de questionner la « figure » du communicant telle qu’elle apparaît dans les discours managériaux. Il s’agit alors d’interroger à la fois la fonction et l’identité de ces professionnels, notamment à travers l’idée qu’ils peuvent se faire de leur(s) métier(s) (« l’éthos du professionnel »), à travers la manière dont ils revendiquent ou non une spécialisation pour se légitimer (« La praxis de légitimation ») et enfin à travers les « artefacts », c’est-à-dire les dispositifs dont la mobilisation témoignerait de leur professionnalisme. Sur la base de cette étude, les auteurs mettaient notamment en évidence une tension entre, d’une part un discours valorisant un idéal de prise de recul stratégique et, d’autre part, une tendance à la mise en avant d’un professionnel « couteau suisse » dont la réactivité et l’adaptabilité seraient les compétences centrales.

Pendant les presque cinq ans qui nous séparent de cette recherche, les pratiques des professionnels de la communication ont continué à évoluer dans un environnement marqué notamment par le développement des outils et des canaux numériques. Cette journée d’étude propose de faire le point sur les continuités et les évolutions concernant à la fois le périmètre d’action et le statut des communicants en organisation.

Que pouvons nous dire aujourd’hui du positionnement de ces professionnels face à la notion de stratégie, notamment à travers leurs pratiques et leurs discours ? Peut-elle encore être assimilée à un symbole de légitimité pour ces professionnels quand la fonction marketing en revendique aussi la responsabilité ? L’urgence de la réaction et la nécessité de la production médiatique ont-elles pris le dessus sur toute velléité d’anticipation ? Si le marketing s’est fait relationnel et RH, qu’en est-il des prérogatives de la communication interne ? Plus globalement, comment la fonction communication s’inscrit-elle aujourd’hui dans le temps long, notamment quand l’un de ses objectifs est celui d’un développement de l’organisation ou d’une offre porteuse de sens et de plus-value, laquelle demeure un vecteur d’affichage et de positionnement pour un certain nombre de structures ? En quoi et comment cette fonction tente-t-elle d’intégrer et/ou de s’approprier mais aussi de répondre à des enjeux et des missions envers lesquels elle se trouve mobilisée tardivement et même en aval des projets de changement ? Qu’en est-il alors du devenir professionnel et symbolique d’un communicant dont on se plaît à dire qu’il représente une forme avancée d’hybridation et d’ « agilité » requise et mise en avant par des organisations en mal de réponse face à la complexification de leurs activités ?

Cette journée d’étude rassemblera chercheurs et praticiens de la communication intéressés par les problématiques liées aux mutations de la fonction communication. Au delà d’un public étudiant, les acteurs locaux de ce secteur seront également invités à assister à l’événement. Cette journée représentera également une première étape vers la publication d’un numéro de revue consacré à ces thématiques.

Quand ?

Lundi 11 décembre 2017

Inscription gratuite et obligatoire sur Eventbrite avant le jeudi 7 décembre

 

Où ?

Université de Haute Alsace – Campus Fonderie

16 rue de la Fonderie, 68093 Mulhouse

Accès à pied en 15mn depuis la gare centrale. Parking (payant) devant le bâtiment ou accès en bus (ligne 10, arrêt Fonderie).

 

Programme

 

10h – Accueil des participants

10h30 – Mot de bienvenue et présentation de la journée

Fabien Bonnet : MCF, Université de Haute Alsace, CRESAT (EA 3436), Porteur du projet BQR « Fonction communication et innovation transfrontalière »

10h45 – Table ronde n°1 : Communication et numérique

10h45-11h – Valérie Lépine : MCF, Université Grenoble Alpes – GRESEC (EA 608), Co-fondatrice du réseau RESIPROC
« 5 ans après – Retour sur les travaux de RESIPROC »

11h-11h15 – Noël Jantet : Expert et formateur en marketing et communication digital, Idealweb
« Point d’étape sur la digitalisation de la fonction communication »

11h15-11h30 – Échange avec la salle

11h30 – Table ronde n°2 : Marketing et communication – Quels professionnels pour quelle relation aux publics ?

11h30-11h45 – Françoise Simon : PR, Université de Haute Alsace, CREGO (EA 7317). Membre du Center for Customer Management, groupe de recherche en management de la relation client
« La fonction Communication incarnée par le marketing : bilan des pratiques et nouveaux enjeux »

11h45-12h – Fabien Bonnet : MCF, Université de Haute Alsace, CRESAT (EA 3436)
« Positionnement éditorial et branding – Entre efficacité opérationnelle et ambition culturelle. »

12h-12h15 – Échange avec la salle

12h15 – Table ronde n°3 : Communication publique – Quelles convergences et quels écarts avec la sphère marchande ?

12h15-12h30 – Dominique Bessières : MCF, Université de Rennes 2, PREFICS (EA 7469). Membre du conseil d’administration de Communication publique, association pour la communication des institutions publiques
« Évolutions de la communication publique – Entre ancrage historique et problématique des usages numériques. »

12h30-12h45 – Sabine Frantz d’Ours : Responsable de la communication et des ressources, Agence culturelle Grand Est
« Communication d’une institution culturelle : permanences et évolutions à l’ère numérique. »

12h45-13h – Échange avec la salle

13h-14h30 – Pause repas

 14h30 – Table ronde n°4 : Communication interne – Quel statut dans l’organisation ?

14h30-14h45 – Vincent Brulois : MCF, Université Paris 13, LabSIC (EA 1803). Coordinateur du numéro 30 de la revue Sociologies pratiques « Communication en entreprise. Chacun cherche sa voix »
« Communication interne – Quel ancrage dans l’organisation ? « 

14h45-15h – François Cozzo : responsable communication, Butachimie
« Quelle légitimité pour la communication interne dans l’entreprise ? »

15h-15h15 – Échange avec la salle

15h15 – Table ronde n°5 : Communication et compétences – Quelles compétences pour une fonction hybride ?

15h15-15h30 – Valérie Lépine : MCF, Université Grenoble Alpes – GRESEC (EA 608). Co-fondatrice du réseau RESIPROC
« Comment définir les compétences du communicant ? »

15h30-15h45 – Feiza Sabour : chef de projet web, Adipso
« Le chef de projet est-il un communicant ? « 

15h45-16h – Échange avec la salle

16h-16h15 – Conclusion

16h15-17h – Échange autour d’un verre

Clio en cartes 5 : cartographier la frontière hier et aujourd’hui – 13/11/2017

Clio en cartes 5 : cartographier la frontière hier et aujourd’hui – 13/11/2017

Colloques et journées d'études

Clio-5-affiche-web 13 novembre 2017 – Journée d’étude

Clio en cartes 5 : cartographier la frontière hier et aujourd’hui

Argumentaire

Pour sa cinquième édition, Clio en cartes souhaite s’intéresser à la thématique des représentations cartographiques des frontières. Objets géographiques et historiques, ces dernières ont des incidences sur l’organisation des espaces et des sociétés et intègrent différentes dimensions (politique, symbolique et matérielle) qui peuvent être, au choix, ignorées ou au contraire prises en compte lors du processus d’élaboration des cartes.
On s’interrogera, d’une part, sur les enjeux de la cartographie des frontières hier et aujourd’hui d’autant plus que ces dernières connaissent de profondes transformations : dévaluation de certaines frontières dans le cadre du processus de construction européenne ; transfert de fonctions vers des frontières–nœuds (aéroports, ports) ; militarisation et édification de murs ; etc.  En quoi la cartographie permet-elle une représentation des frontières ou autrement dit, comment les cartes aident-elles à fixer, à un moment donné, une frontière ? Alors que, jusqu’au XIXe siècle, les contemporains distinguaient la « frontière » (registre de l’Etat, des principautés et de de la guerre) de la « limite » (plus précise, plus fine, contractuelle et polycentrique), on cherchera d’abord à étudier comment l’outil cartographique a permis, à l’époque, de représenter et de définir ces espaces de contacts avant de s’intéresser à la manière dont les chercheurs cartographient ces territoires. Porteuses d’un message politique, résultats de choix, les cartes fixent sur le papier – ou sur les écrans – des représentations de l’espace parfois contradictoires.
On cherchera, d’autre part, à étudier le rôle de la cartographie dans le processus de questionnement de la pertinence des frontières politiques aujourd’hui comme hier. Il s’agit en effet de rendre compte de phénomènes transfrontaliers complexes qui s’étendent parfois sur un temps long et sont ainsi confrontés à de multiples recompositions territoriales. Est-il possible de matérialiser la perméabilité d’une frontière ? Quelles sont les sources et méthodes à disposition des chercheurs ? Toutes les frontières sont-elles cartographiables ?
Ces questions dépassant le niveau des frontières étatiques contemporaines, les contributions devront permettre de construire une réflexion multiscalaire et diachronique.

La journée d’étude est organisée par l’Atlas historique d’Alsace (www.atlas.historique.alsace.uha.fr), une composante du CRESAT (www.cresat.uha.fr). Elle bénéficie du soutien du centre de compétences transfrontalières NovaTris.

Téléchargez le programme en PDF

Comité scientifique

Bernard Reitel, professeur de géographie, Université d’Artois
Nicolas Verdier, directeur de recherche, CNRS, et directeur d’étude, EHESS
Régis Boulat, maître de conférences en histoire contemporaine, UHA
Benjamin Furst, docteur en histoire moderne, ingénieur d’étude, UHA
Odile Kammerer, professeur honoraire d’histoire médiévale, directeur de publication de l’Atlas historique d’Alsace

Organisation

Régis Boulat | regis.boulat@uha.fr
Benjamin Furst | benjamin.furst@uha.fr
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07/04/2017 – Journée d’étude « Identité numérique – Au-delà du formatage ? »

07/04/2017 – Journée d’étude « Identité numérique – Au-delà du formatage ? »

Colloques et journées d'études

Affiche JE identité numérique7 Avril 2017 – Journée d’étude

 « Identité numérique – Au-delà du formatage ? »

Le CRESAT et le département Information & Communication de l’UHA organisent le vendredi 7 avril la journée d’étude « Identité numérique – Au-delà du formatage ?”. Les conférences se dérouleront au campus Fonderie à partir de 10h30.

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Argumentaire

Cette journée fait suite aux travaux du CRESAT autour de l’interprétation des données (Projets Traces 2013), des méthodes digitales (JE 2015), de la mémoire (JE 2016), du projet CUMEN (2016-2017), et à son programme de recherche pluriannuel interdisciplinaire et interculturel sur l’usage des médias numériques.

Dans Les Fabriques de soi. Identité et industrie sur le web, Gustavo Gomez-Mejia met en évidence le formatage partiel de nos identités sur le web contemporain. Certes, toute identité est toujours médiée par un dispositif de communication (par exemple une carte d’identité) qui lui donne une forme spécifique (identité civile : âge, sexe, ville, etc.) et la standardise. Mais certains dispositifs – les « réseaux sociaux » sur le web, – semblent porter ce processus à son paroxysme, en l’industrialisant. En effet, l’usager passe nécessairement par des contraintes éditoriales et techniques (les cadres d’écriture : logiciel, mise en page, formats des statuts, typographie, etc.) pour se dire, partager un article ou exprimer un sentiment (bouton « like »). Autrement dit : le dispositif prend en charge chacun de ses gestes, de ses affects et de ses actions. On peut ainsi légitimement douter de la possibilité d’expressions propres, malgré la tendance de ces espaces à fournir des éléments de personnalisation et à produire des discours sur la créativité et l’autonomie des usagers. Ces derniers apparaissent alors plutôt comme les promoteurs de ces dispositifs dont ils incorporent les logiques marchandes et marketing pour valoriser leurs partenaires industriels.

Ce constat critique est indéniable, salutaire et fondamental. Il représente le point de départ de notre démarche. Mais peut on envisager sa mise en relation étroite avec d’autres approches à l’heure. L’évolution récente des travaux consacrés à la question des identités numériques ne permet-elle pas son élargissement ? Non que nous aimerions célébrer une énième fois les « ruses » des usagers, capables de détourner les contraintes des dispositifs en bricolant des tactiques de résistance – cette dialectique post-certienne est encore utile, même si elle a conduit à « usage extrêmement répétitif » (1). La journée d’étude « Identités numériques : au-delà du formatage ? » (Université de Haute-Alsace, laboratoire CRESAT) souhaiterait interroger la possibilité de penser l’identité telle qu’elle prend (notamment) forme sur les écrans avec toute la complexité qu’implique cette médiation. Quelles sont les formes expressives observables au sein et aux alentours des espaces industriels et standardisés ? Comment penser conjointement l’ensemble des espaces, des supports (en ligne, hors ligne) et des postures qui servent à la production de nos « fragments de personnalité » (2) ? Quelles méthodologies déployer pour saisir la matérialité de nos identités ?

(1) Yves Jeanneret, Critique de la trivialité, Editions Non Standard, 2014, p. 378.
(2) Milad Doueihi, « L’identité à l’ère des Digital Humanities » dans Jean-Paul Fourmentraux (dir.), Identités numériques. Expressions et traçabilité, CNRS Editions, coll. « Les Essentiels d’Hermès », p. 38.

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24/03/2017 – Journée d’étude « L’éducation aux médias au prisme international »

24/03/2017 – Journée d’étude « L’éducation aux médias au prisme international »

Colloques et journées d'études

affiche finale JE 2424 Mars 2017 – Journée d’étude

« L’éducation aux médias au prisme international »

Le CRESAT organise le vendredi 24 mars une journée d’étude sur le thème “l’éducation aux médias au prisme international”. Les conférences se dérouleront au campus Fonderie à partir de 10h.

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Argumentaire

En raison de la médiatisation grandissante de nos sociétés (Hepp, Couldry, 2016) et de la « révolution numérique » traversant nos frontières politiques et sociales, tout en en créant d’autres (Rieffel, 2014), l’éducation aux médias est un concept profondément international, et fondamental pour comprendre les enjeux éducatifs. La nécessité de former les citoyens à l’usage des médias et le besoin de développer un esprit critique face aux industries de l’information et à leurs dérives (« filter bubble », théories conspirationnistes, « fake news ») ont contribué à faire de l’éducation aux médias, parallèlement aux questions de régulation des marchés et écosystèmes médiatiques (Sonnac 2013), un enjeu éducatif important et reconnu comme tel dans de nombreux endroits du monde, et ce dès le début du 20è siècle avec l’émergence du média film (Schorb, 1995).

L’importance de l’éducation aux médias est reconnue au niveau supra-national ; l’Union Européenne et l’UNESCO ont développé des recommandations en ce sens, encourageant les Etats membres à se structurer et à se saisir de la question pour permettre à chacun de s’exprimer et de créer des contenus médiatiques afin de participer à la société et ainsi d’atteindre un plus haut niveau d’inclusion (Unesco, 2013).

La capacité à savoir se servir des outils de communication et des outils de travail bureautiques étant devenue un prérequis fondamental pour l’accès au marché du travail, l’acquisition de ces compétences est également devenue nécessaire, menant progressivement les systèmes éducatifs à s’adapter en intégrant des modules de formations aux TUIC (Technologies usuelles d’information et de la communication) et de l’EMI (éducation aux médias et à l’information).

Malgré ce cadrage, les missions attribuées à l’éducation aux médias varient d’une société à l’autre. Elle peut ainsi exister en tant qu’enseignement transversal, comme discipline à part entière, ou encore être laissée à la liberté des enseignants.

Au fond nous souhaitons savoir ce que la comparaison et l’échange d’expérience au niveau international peut nous apporter pour non pas simplement oeuvrer dans le sens « des capacités dont une personne est dotée, mais des libertés ou des possibilités créées par une combinaison de capacités personnelles et d’un environnement politique, social et économique » (Nussbaum, p.39) ?

Le laboratoire CRESAT (E.A. 3436), dans le cadre du projet CUMEN, a souhaité se saisir de ces questions et propose une suite de journées d’étude sur ce sujet, suite à celle de 2015 sur les médias éducatifs, en collaboration avec le département des sciences de l’information et de la communication et l’ESPE et avec le concours du Master MEEF professeur documentaliste.

Laurence CORROY introduira les spécificités françaises dans une perspective comparative, les présupposés de l’éducation aux médias ayant été pensés différemment en Amérique du Nord et du Sud. Des communications sur le système suisse et allemand par Florence QUINCHE et Markus RAITH enrichiront ce panorama et mèneront à une table ronde sur ce sujet.
La deuxième partie de notre journée d’étude sera l’occasion de nous interroger sur la mise en place de l’éducation aux médias, ses contradictions et ses aspects pratiques. Nous passerons de la théorie au terrain avec une communication de Brigitte SIMMONOT sur les paradoxes de l’application de l’éducation aux médias et à l’information en France ; ensuite, Sabine BOSLER présentera l’éducation aux médias dans l’enseignement agricole et présentera ces pratiques méconnues. Lors de la table ronde finale, la contribution de Stefanie WOESSNER du centre média Baden Wurtemberg (LMZ BW) seront l’occasion d’en apprendre davantage sur la manière dont l’éducation aux médias se déploie dans ce Land allemand, selon quelles modalités et avec quelles attentes.

Références
  • Corroy Laurence, Education et médias, la créativité à l’ère du numérique, Iste éditions, 184 p., 2016.
  • Hepp Andreas, Couldry Nick, The Mediated Construction of Reality, Wiley-Blackwell, 256 p., 2016.
  • Nussbaum Martha, Chavel Solange [trad.], Capabilités. Comment créer les conditions d’un monde plus juste ?, Paris, Flammarion, coll. « Climats », 300 p., 2012.
  • Rieffel Rémi, Révolution numérique, révolution culturelle ?, Coll. « Folio actuel », Folio, 352 p., 2014.
  • Schorb Bernd, Medienalltag und Handeln. Medienpädagogik in Geschichte, Forschung und Praxis, Opladen, Leske+Budrich, 1995.
  • Sen Amartya, Repenser l’inégalité, Coll. « L’histoire immédiate », Seuil, 281 p. 2000.
  • Simonnot Brigitte, Culture informationnelle, culture numérique : au-delà de l’utilitaire, Les Cahiers du Numérique, n°3, pp.25-37, 2009.
  • Stiegler Bernard, La Société automatique: 1. L’avenir du travail, Coll. « Essais », Fayard, 300 p. 2015.
  • Sonnac Nathalie, « L’écosystème des médias », Communication [En ligne], Vol. 32/2 | 2013, mis en ligne le 08 avril 2014, consulté le 16 mars 2017. URL : http://communication.revues.org/5030
17/03/2017 – Journée d’étude « Économie des médias numériques »

17/03/2017 – Journée d’étude « Économie des médias numériques »

Colloques et journées d'études

Affiche JDE 17.03 V317 Mars 2017 – Journée d’étude

“Économie des médias numériques”

Le CRESAT organise le 17 mars prochain une journée d’étude sur le thème « Économie des médias numériques ». Les conférences se dérouleront au campus Fonderie à partir de 9h.

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Argumentaire

Pourrions-nous aujourd’hui étudier les médias, et plus globalement les industries créatives, sans étudier le numérique ? L’environnement numérique actuel – gravitant autour du web – est fondamentalement un environnement médiatique, se positionnant depuis une vingtaine d’années comme le point de convergence par lequel les médias – et avec eux les pratiques culturelles et informationnelles – se réinventent. Investi par des acteurs variés aux objectifs distincts – entreprises, parties civiles, tout autant que pouvoirs publics – ses composantes technologique, économique, et réglementaire ne cessent de se définir. Cette construction permanente d’un écosystème digital multimodal s’accompagne assurément de transformations conséquentes dans les usages culturels et médiatiques des populations, soulevant en simultané des questions d’ordre économique, éthique, et juridique dont il convient de s’emparer. Alors que les consommateurs- usagers de la culture développent de nouveaux usages, les entreprises réinventent leurs modèles d’affaires, repensent la création de valeur, son partage, sa protection. Economie des plateformes, usage des données personnelles, propriété intellectuelle d’une part ; comportements contributifs, nouvelles pratiques de sociabilité ou encore notoriété artistique de l’autre, sont autant de thématiques que cette journée d’étude se proposera d’aborder. En combinant les approches de l’économie numérique, des sciences de l’information et de la communication, et de la sociologie de la culture, il s’agira par-là de rendre compte d’un état du monde médiaticonumérique dans lequel nous vivons, et de la manière singulière dont la culture et ses usagers s’y insèrent.